jeudi 5 septembre 2013

Quelques lectures et autres références ...


  • National Geographic: Le Mustang et ses grottes: Sur  Nat.Geo. Ici et  un autre article sur Nat.Geo.
  • Ceci aussi se passe au NepalWomen, Bought and Sold in Nepal (N-Y Times)
  • Et le rapport 2013 du Human Right Watch sur le Nepal : Nepal’s six-year peace process between government forces and Communist party of Nepal (Maoist) combatants remained in limbo in 2012, and human rights commitments undertaken in the 2006 Comprehensive Peace Accord (CPA) remained unfulfilled. (la suite ici)
  • An Uncommon Journey (Excursion and Cultural Program 2009) Great documentary on Upper Mustang:  Part I and Part II
"Le sens de la spiritualité: elle n’est pas quelque chose qui viendrait « en plus », comme un luxe ou un soulagement, elle n’est pas quelque chose qui se pratiquerait « à côté », en retrait du monde ; elle est au centre, ou plutôt elle est partout, accompagnant chaque instant de l’existence. D’une certaine façon, nous n’avons pas le choix. On peut négliger ce qui concerne la dimension spirituelle de notre être ; on ne peut jamais s’y soustraire intégralement.
La place de la spiritualité dans l’existence humaine peut se justifier par sa fonction et ses conditions de mise en œuvre. Si la spiritualité doit occuper une place centrale, c’est qu’elle n’est rien d’autre finalement que la science expérimentale par laquelle l’être humain, en menant une existence gouvernée par des principes justes et une raison saine, peut parvenir à transformer son être et à le parfaire pour ainsi dire substantiellement. Or c’est là, comme on va le voir, une finalité qui est naturelle à tout être humain, car elle coïncide en fait avec l’idée d’un bonheur parfait et sans mélange, auquel chacun aspire. Mais les conditions extérieures du plus grand bonheur ne suffiraient pas à nous rendre heureux si nous demeurions nous-mêmes l’être inquiet et imparfait, que nous sommes dans le cours ordinaire de nos vies. Pour atteindre un bonheur infini, il faut développer en soi les facultés qui nous permettront de le goûter vraiment, c’est-à-dire d’en comprendre et d’en ressentir pleinement les effets : autrement dit, pour jouir du bonheur parfait, il est nécessaire de se parfaire soi-même. Quels que soient les objectifs qu’on se fixe dans la vie à plus ou moins long terme, c’est bien à cette question que chacun est finalement renvoyé lorsqu’il prend la peine de réfléchir sur sa condition et le sens de son existence : non pas « Que vais-je devenir ? », Mais plus profondément, « Que puis-je faire de moi ? », « Quels potentiels suis-je capable de développer ? ». Et d’abord, qui est ce « moi » ?
Qu’une vie humaine digne de ce mot ne se réduise pas à l’affairement de nos existences ordinaires, c’est ce que traduit le besoin de se référer à une forme de transcendance. Peu importe ici le terme : Dieu, Sens, etc. Ce besoin traditionnellement pris en charge par les religions se manifeste aujourd’hui de diverses manières. Mais le point important est que cette dimension de transcendance n’implique nullement que la spiritualité soit un domaine réservé ou séparé. Elle est au contraire l’axe générateur de toute existence humaine, dès lors que l’être humain se ressaisit lui-même comme un être perfectible, capable de transformer sa propre substance, de s’arracher à tout ce qui le détourne de sa vocation véritable." (d'après Ostad Elahi, la suite sur: http://www.e-ostadelahi.fr/eoe-fr/la-pensee-dostad-elahi-en-7-points/#sthash.uc3mrbRR.dpuf)